~ Présentation ~

~ Présentation ~
Hello Everyboy!

Je vous présente ma énième fiction (je ne les compte plus!):

Heart of Darkness


Seront présents tous les membres de Tokio Hotel, pour une fois. Mais seul Bill est présent dans les premiers chapitres. Les trois autres arrivent après ;).

La fiction sera rythmée par les paroles d'Indochine (en tant que fan, je ne peux pas m'en empêcher!).



Résumé de la Fiction: "Juste en fermant les yeux s'imaginer ses Dieux... Nous, on veux vivre, vivre, vivre! Encore plus fort!"
Bill, garçon de 17 ans, dépendant de la drogue, membre du groupe de trafiquants Heart of Darkness, est contraint de quitter San Francisco s'il tient à la vie. N'ayant nulle part où aller, il décide de partir à Los Angeles chez Georg, un ami d'internet qu'il n'a jamais vu en vrai. Là-bas, il y rencontrera Gustav et Tom. Tom, il ne l'a jamais vu non plus, étant donné qu'ils ont été séparés à leur naissance. Du coup...
Mais Bill ne sait pas encore à ce moment là que Heart of Darkness le traque, et qu'il met la vie de ses nouveaux amis en péril...


Vous avez peut-être déjà lu une de mes fictions! Moi c'est Lyra et j'ai écris L'arc-en-ciel en Noir et Blanc (X), par exemple. Ou le blog avec plusieurs fictions (X).

Warnings: Insultes, Violence, Lemons, Twincest/Yaoi.

Chapitres Postés:
Première Partie: San Francisco, Ennuis et Danny
I. Bayview District, avec Electrastar
II. Ca s'annonce fort, avec Astroboy
III. Dream Coast, avec June
IV. Arrêt de Mort, avec Adora
V. Georg, avec She Night
VI. Dure Journée, avec Le Doigt Sur Ton Etoile
VII. L'Image de Danny, avec Un Homme Dans La Bouche
VIII. La Vie en Rêve, avec More
IX. The World is Darkness, avec More
X. La Citée des Anges, avec Pink Water

Deuxième Partie: Los Angeles, Calme avant la Tempête et Tom
I. Georg et Dialogues, avec Un Jour Dan Notre Vie
II. Tom en Vrai, avec More


Par contre, ne me demandez pas d'être prévenus parce qu'à chaque fois y'a trop de monde! Ce que je fais, c'est qu'à la fin de chaque chapitre je mets la date de la prochaine suite, qui sera là à cette date prévue si le nombre de commentaires exigés sont là! (Par contre, il se peut qu'il y est quelques problèmes, genre conection internet, punition des parents (mais ça n'arrive plus!), ou coup de blues de ma part!)

Si vous avez des questions, c'est ici qu'il faut les poster! J'y répondrais sur cette article. Si vous ne voulez pas que votre question et sa réponse soient exposées aux yeux de tous, laissez-moi un message et j'y répondrais en vous laissant également un message!

Enjoy!


Sam: "C'est finit les histoires de drogue pour Bill?"
- Je répondrai simplement non. C'est pas marant après si je dis ce qu'il va se passer xD.
# Posté le samedi 22 décembre 2007 11:18
Modifié le mercredi 20 février 2008 08:31

Chapitre Un, P1

Chapitre Un, P1
I
San Francisco
ennuis
et Danny



I. Bayview District (P1)

"Je reste enfermé chez moi et je ne sors pas
J'attend comme la fin du monde et je ne sais pas
Combien de temps ça prendra et je ne l'oublie pas
Parfois la nuit on s'ennuie et ça ne plaît pas
Non ça ne vous plaît pas
Ho, ho, ho
Ho, ho, ho..."


Electrastar

Comme toutes les nuits, entre minuit et deux heures du matin, Bill sortait de chez lui en catimini pour se rendre au siège de Heart of Darkness qui se trouvait dans le quartier de Bayview, au sud-est de San Francisco. Ca n'était pas loin de chez lui et il faisait toujours le trajet à pied ou à vélo, pas en voiture parce qu'il n'avait que dix-sept ans. Et c'était malheureux de tomber à cet âge là dans les horreurs qu'offrait Heart of Darkness.
Il marchait d'un pas rapide, presque furtif, dans Revere Avenue, vers le bar dans lequel il se rendait tout les soirs, ombre solitaire dans la faible lumière orangée des lampadaires à vapeur de mercure. Il marchait toujours rapidement parce qu'il préférait ne pas être vu. Ce n'est pas tellement qu'il avait peur d'être reconnu par certaines personnes honnêtes, parce que de toutes façons il n'existait aux yeux de personne (sauf une seule et unique mais il préférait ne pas en parler), mais plutôt qu'il avait honte de ce qu'il faisait toutes les nuits. Disons que Heart of Darkness ne portait pas son nom pour rien.
Bill arriva devant la petite porte noire du bâtiment qui se trouvait près d'un terrain vague et désafecté. Quelques voitures étaient garrées sur le minuscule parking plongé dans les ténèbres et deux hommes bien portants, un peu crasseux, discutaient en chuchotant. Bill n'y fit pas attention et entra dans le bar. "Bar" était un bien grand mot. C'était certes au départ un bar, et ça l'était toujours en apparences. Mais à présent, à la Cave, il y avait autre chose. Mais seul les membres de Heart of Darkness pouvaient y descendre.
Aussitôt entré, l'air qui sentait la fumée de cigarette lui piqua les yeux. L'atmosphère ici était toujours brumeuse. L'unique pièce qui composait le bar était toujours plongée dans un brouillard de fumée, dans un flou assez pitoyable. Bill s'approcha du comptoire et s'y accouda à côté d'un vieille homme barbu qui ruminait dans sa chope de bière. L'alcoolique leva le nez de sa boisson pour mieux regarder l'étrange gamin qui venait d'arriver. Il faut dire qu'on ne voyait pas tous les jours des gosses comme Bill, encore moins dans ce genre d'endroit sinistre. Bill était plutôt grand, fluet et très mince, presque maigre. Il était toujours habillé en noir et, plus ses vêtements étaient près du corps, mieux c'était. Il avait les cheveux longs, lisses et balayés de mèches blanches. Mais le plus étonnant chez lui, c'était son androgynie qu'il cultivait chaque jour. Il avait le visage fin comme celui d'un elfe et les yeux maquillés de noir. Il portait toujours des bagues argentées, des chaînes ou des colliers ras de cou, des bracelets de force ou des mitaines déparaillées et des ceintures cloutées qui soulignaient ses maigres hanches en scintillant à la lumière. Il n'était pas étonnant qu'on le confonde avec une jeune fille.
- Lenny? Appella Bill.
Lenny était le type du comptoire qui passait le plus clair de son temps à satisfaire les envies alcooliques de tous ces ivrognes qui n'ont rien à faire d'autre que de se prendre des cuites tous les soirs, ou même à longueure de journée. Un bien triste métier.
Lenny rapliqua après avoir servit une pinte à un de ses clients. C'était un homme au visage boursouflé et rubicond, qui portait vingt-quatre heures sur vingt-quatre un vieux marcel blanc sal et troué. Il cachait toujours son crâne chauve sous une casquette à l'effigie de l'équipe des Redskins.
- Bonsoir Bill, salua Lenny en se postant devant le jeune homme. Un Wisky Coca et le Bouton Rouge, comme d'habitude?
- Exact, répondit l'androgyne en esquissant un sourire.
Le Bouton Rouge, c'était comme son nom l'indiquait un bouton de couleur rouge sur lequel Lenny appuyait dès qu'un membre de Heart of Darkness le lui demandait. Il se trouvait sous le comptoir et seul Lenny lui-même savait où il était et avait la permission de le presser. Il dévérouillait momentannément (pendant une minutes à peine) la porte du cabinet de toilette n°4 (sur lequel une pancarte "Hors Service" était accrochée) et donnait alors accès à la Cave. Le temps écoulé, il était alors impossible d'ouvrir cette porte menant à l'endroit secret. Bien sûr, lorsqu'un membre entrait par cette porte, il devait s'assurer que personne ne l'observait. Mais se faire discret n'était pas bien difficile car les toilettes étaient souvant déserts, et les seuls occupants étaient la plupart du temps en train de rendre tripes et boyaux dans la cuvette d'un des trois autres cabinets.
Lenny apporta le verre de Wisky Coca à Bill, qui le paya. Lenny pressa alors le Bouton Rouge et dit:
- Tu peux y aller fiston.
- Merci, Lenny.
Bill quitta le comptoir, suivit quelques secondes des yeux par son voisin qui replongea ensuite le nez dans sa bière, et se dirigea vers les toilettes d'un pas tranquil en sirotant son Wisky Coca. Personne ne se demandait jamais pourquoi quelques personnes entraient dans les toilettes et n'en ressortaient pas - ou en ressortaient des heures plus tard - car personne n'y pretait une réelle attention, et que la plupart des clients étaient bien trop faits pour se poser ce genre de question. De plus, l'odeur qui sortait des toilettes quand on en ouvrait la porte était si pertilensielle que très peu de personnes se risquaient à s'assoir à proximité.
Bill entra dans les toilettes, et ouvrit la porte du cabinet n°4. Il prit soin de la refermer derrière lui et se retourna vers les escaliers qui plongeaient vers la Cave.

La deuxième partie du premier chapitre ce soir ou demain! Dites-moi franchement ce que vous en pensez, pour l'instant. Dix com's pour la suite!
# Posté le samedi 22 décembre 2007 11:31
Modifié le dimanche 06 janvier 2008 14:48

Chapitre Un, P2

Chapitre Un, P2
I. Bayview Disctrict (P2)
Il descendit. Les marches grinçaient sous son poids dans des craquements sinistres. Arrivé en bas, il poussa une porte insonorisée et pénétra dans l'antre de Heart of Darkness. La fumée ici ne provenait plus seulement des cigarettes, mais de substances illicites.
A peine eut-il avancé d'un pas dans le triste salon qu'une fille lui sauta au cou, lui faisant renverser la moitié de son verre. C'était elle l'unique personne pour qui il existait. Elle s'appelait Machine et lui répétait tout les soirs qu'elle l'aimait. Bill de son côté n'en avait rien à faire de cette fille rondelette et blonde. Elle lui était simplement utile pour certaines activités... Elle était assez haut placée dans Heart of Darkness, et s'occupait surtout des arrivages de substances et des ventes.
- T'es en retard, hein! Lui dit-elle au creux de l'oreille, dont elle en mordit le lobe la seconde d'après.
- Il est juste minuit et quart, soupira Bill.
- Eh bien t'es en retard d'un quart d'heure, lui dit Machine en venant le regarder dans le fond des yeux. Son haleine empestait l'alcool.
- Pas ma faute. C'est mon père qui restait dans le salon à regarder je ne sais trop quoi à la télé. D'habitude il part se coucher avant, j'y peux rien.
Le père dont Bill parlait n'était pas son véritable père. Il s'appellait Judson Carter et s'était remarié avec sa mère quand Bill avait sept ans. Bill ne l'aimait pas vraiment, il faisait juste semblant. Judson aussi faisait semblant d'être complice avec lui. Son vrai père, Bill ne l'avait jamais connu.
- Allé viens t'assoir. En plus j'ai quelque chose à te dire, déclara Machine.
Elle le prit par la main et le tira vers un vieux canapé troué. Ils s'y assirent et Bill termina d'une traite le reste de son verre de Wisky Coca. Il n'y avait pas grand monde ce soir à la Cave. Il y avait juste Andy, le leader de Heart of Darkness, qui était avaché sur un fauteuil devant la télé qui diffusait un programme de nuit sur les pieuvres géantes du Pacifique, et Alex, le plus jeune membre qui fumait join sur join à quinze ans, un orphelin qui avait élu domicile ici et qui était un assez bon ami de Bill.
L'androgyne, déjà en train de penser à la dose qu'il allait se prendre quand quelques minutes, fut subitement ramené à la vie sur Terre par les lèvres humides de Machine qui lui parcouraient le cou de long en large.
- Arrête ça, grogna Bill en la repoussant.
Machine fit une moue qui n'attendrit pas Bill pour le moins du monde.
- Qu'est-ce que t'avais à me dire? Demanda-t-il ensuite.
- J'te le dirais si tu m'embrasses, répondit-elle sur un air de défis.
Bill soupira et l'embrassa à pleine bouche, sans plaisir et sans amour. Satisfaite, elle lui dit:
- Y'a Carl qui s'est fait descendre hier et...
- C'est qui Carl? La coupa Bill.
- C'est un des Rouleurs.
Les Rouleurs étaient les mecs qui étaient chargés d'ammener la drogue ici, à Bayview, sans se faire prendre par les flics.
- Ok, et alors? Il est mort et qu'est-ce que j'ai à voir avec ce type? Demanda Bill qui commençait à ne pas aimer la tournure que prenaient les évènements.
- Il a réussi à planquer sa camionette à Montara, c'est à 25 kilomètres d'ici à peu près. Faut que tu la ramènes ici.
- Quoi?! Pourquoi moi? J'peux pas conduire et puis...
- Discute pas. C'est Andy qui a décidé ça, ok? C'est pas moi. Y'a personne d'autre qui a voulu. Il reste plus que toi.
- Mais... Tenta de Protester l'androgyne.
- Si t'es pas content tu vas voir Andy mais à mon avis ça restera la même chose! Mais tu sais, il compte bien te payer.
- J'ai pas besoin d'argent, mon crétin de père me donne tout ce que je veux à la seconde même où je le demande.
- Hum, il ne te payera pas de cette façon là, dit Machine en lui caressant la joue.
- Ha bon? Et de quelle façon compte-il me payer?
- Disons que tu seras le premier sur la Liste, enfin, juste après Andy. C'est pas mal, non?
- Ca, c'est clair... répondit Bill.
Les temps étaient durs, en ce moment. Les arrivages de substances étaient de plus en plus rares et Heart of Darkness était en pénurie plus de la moitié du temps. La Liste était en fait une liste de réservation. Ainsi, les personnes figurant en haut de celle-ci étaient servit en premier. Même s'il n'y avait plus rien en stock, les premiers de la liste bénéfiçaient toujours des quelques doses qui restaient ou du peu qui arrivaient. C'était assez sympa, surtout quand il n'y avait plus rien à fumer ou à s'injecter depuis plusieurs semaines.
- Demain, c'est samedi. T'as pas cours toi le samedi? Lui demanda Machine.
- Non, répondit Bill.
- Tant mieux, parce qu'il faut ramener la camionette le plus vite possible. Si les flics la retrouvent, ils découvriront Heart of Darkness.
- Eh bien ma journée de demain va être bien remplis, je crois, soupira Bill.
- Oui, tu feras attention hein?
- Mais oui...
- Je ne voudrais pas te perdre.
- Ca sera bête en effet...
Machine l'embrassa à pleine bouche, attrapant le piercing que Bill avait à la langue entre ses dents. Elle démarra ensuite une série de caresses en passant ses mains sous les vêtements de sa victime.
- J'ai envie de toi... lui sussura-t-elle à l'oreille.
Elle se leva et le tira une fois de plus par la main, et l'emmena dans une des chambres (la Cave pouvait presque se comparer à un hôtel, il y avait bien une dizaine de chambres, une cuisine, le grand salon... mais tout était pittoresque, sal et puait tout et n'importe quoi). Bill ne se fit pas prier. Il n'était pas du tout contre passer du bon temps gratuitement...

La suite demain probablement ^^. 15 com's, et elle sera là demain, dans l'après-midi.
# Posté le samedi 22 décembre 2007 17:05
Modifié le samedi 22 décembre 2007 17:23

Chapitre Deux, P1

Chapitre Deux, P1
II. Ca s'annonce fort (P1)

"Je sors toutes les nuits jusqu'au matin
Je regarde le ciel et trouve que c'est bien
Que tout est très joli c'est l'essentiel
Aujourd'hui enfin je suis un nouveau né, ok..."


Astroboy

Bill ne rentra chez lui qu'à 2h30 du matin. Il marchait en zig zaguant sous les lampadaires de Revere Avenue, en se répétant que ce soir il avait peut-être un peu forcé sur la dose. Il s'applaudit presque en arrivant chez lui (il aurait pu ne plus se souvenir du chemin, après tout) et monta directement dans sa chambre. Il se déshabilla puis grogna en pensant qu'il ne pouvait pas prendre de douche à une heure pareille sans risquer de réveiller ses parents. Il haïssait avoir l'odeur de Machine sur lui. Il haïssait cette fille tout court, de toutes manières. Elle n'était qu'un objet, un truc à baiser. Elle faisait passer le temps.
Bill s'allongea sur son lit, n'ayant laissé que son boxer - sal qui plus est. Puis il jugea bon de le retirer aussi. Il se glissa sous sa couette, mit ses bras derrière sa tête et se prit à rêvasser. Qu'est-ce qu'il aurait aimé avec un vrai père. Un père qui apprend à son petit garçon à jouer au foot, qui enseigne à son fils les mécanismes de l'amour et du sexe, qui le guide et le conseille pour son avenir professionel. Non, lui à la place il avait cette espèce de bonhomme un peu grasouillet, qui aimait les vieux vins et les gros cigares, et qui s'était marié avec sa mère rien que pour se vanter d'avoir une belle femme mais qui ne parlait absolument jamais de son fils Bill. Il n'existait pas à ses yeux; il était juste là, un peu comme une tâche sur le mur qu'il faudrait nétoyer un jour ou l'autre.
Bill ne parvînt pas à trouver rapidement le sommeil. Le manque était là et le regardait avec son gros oeil noir. Ce manque, ce n'était pas la drogue. Il ne savait pas vraiment ce que c'était, mais il l'éprouvait toujours depuis qu'il était tout petit, au plus loin où remontait sa mémoire. C'était une sorte de gouffre, un trou qui avalait tout ce qu'il y avait à proximité de lui: amour, joie, gaieté, rire... Il sentait qu'il manquait quelque chose, mais quoi? Depuis dix-sept ans il ressentait ça, et depuis tout autant de temps il ne comprenait pas ce que ce creux faisait là. Il savait juste qu'il faisait mal, qu'il n'était qu'une grosse boule incandescente chauffée à blanc, et qu'il le brûlait toujours un peu plus chaque jour.
Une espèce de plumeau noir se faufila dans la chambre et sauta d'un pas léger sur le lit de Bill. C'était Soccoa, son chat noir à poils longs. C'était bien le seul être vivant au monde envers lequel Bill portait une certaine affection, un certain amour, hormis sa mère. Le chat vînt se blottir contre sa poitrine sans un bruit et Bill lui caressa la tête. Les yeux de l'animal brillaient dans le noir, et bientôt un ronronement s'éleva dans la chambre. L'androgyne ne parvenait à s'endormir qu'avec son chat, qui lui apportait un certain apaisement. Il ne disait rien, mais il était là et, même si c'était un chat, c'était déjà beaucoup. Soccoa se roula en boule et Bill s'endormit le nez dans son long et soyeux pelage.
Il se réveilla à onze heures le lendemain matin, samedi. Soccoa n'était plus là et avait dû sortir par la porte entrebâillée. Bill s'étira et lâcha un bâillement sonore avant se lever et d'enfiler son boxer de la veille pour se rendre à la salle de bain. Il se doucha et mit des vêtements propres, jetant ceux de la veille au linge sal. Il maquilla ses yeux de noir et descendit à la cuisine. Judson était là, assit à table, un bol de café noir à la main, les yeux rivés vers la petite télé fixée au mur. Bill fit une grimace en le voyant, puis entra dans la pièce sans un bruit. Il prit un bol dans l'étagère et se servit de café dans lequel il versa un peu de lait. Il s'assit ensuite à table.
- Bonjour, Bill, fit Judson dans un sourire faux.
- 'jour, répondit Bill sans même le regarder avant d'avaler une grosse gorgé de café chaud.
- Tu es déjà tout habillé? Constata Judson.
- Comme tu peux le voir, répondit désagréablement Bill.
- Tu comptes sortir?
- Exactement.
- Pour aller où?
- Chez un ami.
- Quel ami?
- S'appelle Andy, mentit Bill, sans toute fois vraiment mentir.
- Et tu vas faire quoi?
- En quoi ça te regarde?! T'as fini de me poser tes putains de questions?
- Ne sois pas grossier, s'il te plaît. J'essaye juste de m'interesser à toi.
- Faux. Tu ne t'interesses pas du tout à moi, tu veux simplement savoir tout mes faits et gestes et ça je ne le supporte pas, répliqua Bill. T'en a rien à cirer de moi.
Judson ne répondit pas tout de suite. Il restait bouche bée, les yeux rivés sur son bol de café. Au fond de lui, il bouillonait de rage. D'ailleurs son visage se teinta rapidement de rouge et ses mains se crispèrent sur l'anse de son bol. Qu'était-ce que cette rebellion?
- Bill, tu vas rester là et on va parler calmement, tu veux? Qu'est-ce qui te fait croire que je ne m'interesse pas à toi? Demanda Judson en faisant un effort immense pour ne pas laisser éclater sa colère. Les veines de son cou étaient toutes gonflées et le sang battait fortement dans ses tempes.
- Hors de question que je reste là. Tu n'as aucun ordre à me donner! S'écria Bill, hors de lui, en se levant de la table. Si tu crois que je vais t'obéir! Moi tout comme toi j'en ai rien à foutre de ta gueule! T'es pas mon père, alors n'essaye même pas de faire semblant.
A ces mots Bill quitta la table et s'apprêta à sortir de la maison, mais Judson le retînt par le bras.
- Lâche-moi! Ordonna Bill.
- Toi non plus tu n'as aucun ordre à me donner, dit Judson avec une électricité telle dans ses paroles que Bill en fut figé sur place.
- J'm'en fou tu me lâches.
- On a besoin de parler, toi et moi.
- Non. On a jamais parlé jusqu'ici alors je ne vois pas pourquoi on s'y mettrait maintenant. Et puis qu'est-ce que tu fous là? T'es pas censé bosser? Tu crois que maman peut bosser toute seule et nous faire vivre tous les trois?!
- Je te défends de me parler sur ce ton Bill!
- Je te parle sur le ton que je veux! Je suis même pas sûr que tu l'aimes maman! J'crois plutôt que tu t'es marié avec elle parce qu'elle était friquée, et que toi t'avais rien!
- Je suis professeur à l'université, bien sûr que j'ai une fortune! Et je n'ai tout simplement pas de cours à donner ce samedi matin! Et qu'est-ce qui te fais dire que je n'aime pas ta mère, hum?
Ce fût à Bill de rester sans rien dire. Mais il se reprit rapidement en main.
- Moi j't'aime pas. Et toi non plus tu m'aimes pas, alors arrête de faire semblant devant maman, dit Bill.
Judson, ne parvenant plus à maîtriser sa colère, mit une gifle monumentale à son fils. On entendit très distinctement les vertèbres du garçon craquer. Bill porta instantannément sa main sur sa joue déjà en train de rougir, puis il lança un regard tellement bourré de reproches et de haine à Judson que celui-ci le lâcha, se retourna et sortit de la cuisine.
- Sal connard, souffla Bill.
Il prit une veste et sortit de la maison.

Voilà, comme promis! J'ai pas encore trouvé le titre du chapitre, mais j'le mettrai plus tard! La suite ce soir ou... demain matin, normalement, s'il y a 20 com's^^.
# Posté le dimanche 23 décembre 2007 09:33
Modifié le lundi 24 décembre 2007 04:37

Chapitre Deux, P2

Chapitre Deux, P2
II. Ca s'annonce fort (P2)
Le soleil l'éblouit dès qu'il claqua la porte derrière lui. Il chercha sa casquette en laine noire et la mit sur sa tête. Puis il se dirigea vers le bar de Lenny, les mains dans les poches.
Il marchait depuis quelques minutes quand quelqu'un l'interpella dans la rue. C'était Tony, un bon ami à lui du lycée.
- Bill! Tu tombes à pic! Dit-il en se dirigeant vers l'androgyne.
- Ha et pourquoi? T'as un problème? S'étonna Bill en lui serrant la main, encore énervé par la dispute avec son père.
- Moi non. C'est plutôt toi qui en a un, lui avoua Tony.
Bill le regarda en levant un sourcil.
- Eh ben qu'est-ce que t'attends pour me le dire?! S'impatienta Bill.
- C'est avec Steven, lui dit Tony.
- Ca m'aurait étonné que ça soit avec quelqu'un d'autre... soupira l'androgyne.
Steven était le genre de type qui en voulait énormément à quiconque pour pas grand chose. Bill l'avait bousculé un matin en arrivant précépitemment en retard au lycée, et c'est comme ça que tout avait commencé. La foudre avait éclaté entre les deux garçons en moins de deux. Et comme Bill n'était pas le genre de mec à se laisser marcher sur les pieds et à recevoir des ordres (on l'avait bien remarqué avec Judson), les affronts continuaient et continuaient sans jamais s'arrêter.
- Il te cherche, dit Tony. Je crois qu'il n'a pas apprécié que tu fasses la bise à sa copine.
- Pf! Fit Bill. Comme si j'en avait quelque chose à cirer de sa copine! Personnellement, elle me fait penser à une poule, elle passe son temps à glousser et on peut pas dire qu'elle soit mince!
- T'as pas tord, lui dit Tony en riant brièvement.
- Tu sais quoi? Tu vas aller dire à Steven que j'irai le voir ce soir ou demain. Là, j'ai autre chose à foutre.
- Ok, mais, au cas où tu tomberais sur lui... il a vraiment pas l'air content, tu sais... et puis, tu sais, quand Steven il est pas content, enfin tu vois il...
- Bon crache le morceau, s'impatienta Bill.
- Il est pas tout seul pour te refaire la tronche.
Bill je regarda un instant son ami dans les yeux, puis il explosa d'un rire nerveux. Tony le regardait de travers, ne comprenant franchement pas ce qu'il y avait de drôle à se faire refaire le visage par des types comme Steven et sa bande.
- Tout va comme tu veux Bill? Lui demanda Tony, à moitié effrayé par la réaction de son ami.
- Oui, oui, ne t'inquiète pas pour moi! S'écria Bill qui se tenait les côtes tant il riait.
- Tu... tu peux m'expliquer ce qu'il y a de drôle?
- Y'a rien de drôle, enfin si...! (il pouffa de rire) Tu vois, si Steven a pour désir de me péter deux ou trois dents, il s'en fera péter le double. J'ai quelques amis qui s'occuperont de lui dès qu'il touchera rien qu'à un de mes cheveux. Dis-lui de faire gaffe!
- D'accord... Fit Tony, peu convaincu. T'aurais pas un peu forcé la dose hier soir?
- Certainement... Sur ce, je te laisse, mon cher Tony.
Bill lui donna une tape sur l'épaule et tourna les talons. Quelques minutes plus tard, il était à nouveau devant la porte peinte en noir du bar. Espérons qu'Andy serait de bon poil pour lui expliquer les modalités de sa mission qui s'annonçait un peu... perilleuse.

La suite heu... demain soir ou mercredi midi/après-midi... Pour 20 com's! Noyeux Joël! D'ailleurs pour Noël j'vais chez mes grand parents. Y'a pas internet, mais je prends l'ordi! Donc je vais continuer à écrire, ne vous inquiétez pas! Cette après midi déjà j'vais avancer ça, et demain je sais pas, je verrai, c'est Noël et j'aime bien passer de bons moments avec ma famille. Bref, je rentre demain soir ou mercredi matin. La suite sera là quand je rentrerai! Gros gros gros bisoux et mettez moi des tonnes et des tonnes de com's (faites découvrir la fiction à vos amis si vous voulez me faire un cadeau de Noël ^^). A bientôt!
# Posté le lundi 24 décembre 2007 04:36
Modifié le lundi 24 décembre 2007 05:22